Quel que soit l’âge, c’est toujours un peu effrayant de s’engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s’affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d’assembler les pièces du puzzle.

Quel que soit l’âge, c’est toujours un peu effrayant de s’engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s’affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d’assembler les pièces du puzzle.

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colocataires
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On devient rapidement vieux et de façon irrémédiable encore. On s’en aperçoit à la manière qu’on a prise d’aimer son malheur malgré soi.
Amitié : Seul sentiment que l’âge renforce. On peut badiner avec l’amour mais pas avec l’amitié. Car, contrairement au premier, la seconde n’est pas dévastée mais embellit par l’augmentation de l’espérance de vie.
La peur de vieillir abîme plus que l’âge.
Beaucoup de gens disent qu’ils s’assagissent avec l’âge. En vérité, ils se tassent, ils ralentissent. Ils perdent de leurs saillances. Ils s’enlisent dans un sable mou et s’enfoncent en toute confiance. C’est ce qu’on appelle mûrir.
D’ailleurs, les années ne font pas toujours l’âge. Cela dépend de la force et de la santé qu’on a.
La vie est jeune. En vieillissant, elle se fait durée, elle se fait temps, elle se fait adieu. Elle vous a tout pris, et elle n’a plus rien à vous donner, je vais souvent dans les endroits fréquentés par la jeunesse pour essayer de retrouver ce que j’ai perdu. Parfois je reconnais le visage d’un camarade tué à vingt ans. Souvent, ce sont les mêmes gestes, le même rire, les mêmes yeux. Quelque chose, toujours, demeure. Il m’arrive alors de croire presque qu’il est resté en moi quelque chose de celui que j’étais il y a vingt ans, que je n’ai pas entièrement disparu.
Le temps éclaircit bien des questions ; mais que d’opinions deviennent problématiques avec l’âge ! La vieillesse est la mère du doute.
Il faut avoir vécu des années dans le rien pour comprendre comment on peut être subitement effrayé par une possibilité.
Qu’on soit petit ou grand, c’est terrible d’être seul et d’avoir peur, vieux, c’est pire encore.
Il m’a fallu plus de temps qu’à ceux qui m’enviaient pour m’habituer aux signes extérieurs d’une certaine aisance. J’en ai eu honte jusqu’à ce que l’âge les justifie davantage que la réussite.

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