Qu’on soit petit ou grand, c’est terrible d’être seul et d’avoir peur, vieux, c’est pire encore.
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La ligne verte
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Quand on est jeune, la solitude est une souffrance. Elle signifie : il n’y a personne qui m’aime. À notre âge, la solitude est parfois agréable. Elle nous permet de nous reposer des autres en pensant à eux de loin.
Comme c’est terrible, songea Jack, d’être vieux et de savoir qu’on a gâché sa vie.
La pire solitude c’est de ne pas se sentir bien avec soi-même.
Nul adulte n’a jamais compris que, pour l’enfant, la solitude est pire que la douleur.
C’est un grand malheur d’être seul, mes amis ; et il faut croire que la solitude peut vite détruire la raison.
Quand on est si loin de toute amitié, si seule, si triste, toute démarche difficile devient impossible. On s’observe, on se craint soi-même, et l’on se suicide dans la peur de se laisser mourir.
Cette minute entre l’enfance et la jeunesse est la pire.
La peur de vieillir abîme plus que l’âge.
Quel que soit l’âge, c’est toujours un peu effrayant de s’engager dans une relation. Plus on vieillit, plus la personnalité s’affirme, plus on construit sa vie, et plus il devient difficile d’assembler les pièces du puzzle.
La solitude rend impatient, c’est l’impatience qui tue l’enfance.

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