La solitude rend impatient, c’est l’impatience qui tue l’enfance.
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Quand on est jeune, la solitude est une souffrance. Elle signifie : il n’y a personne qui m’aime. À notre âge, la solitude est parfois agréable. Elle nous permet de nous reposer des autres en pensant à eux de loin.
Nul adulte n’a jamais compris que, pour l’enfant, la solitude est pire que la douleur.
La jeunesse a une patience infinie, et d’autant plus méritoire que le temps, pour elle, se traîne avec une lenteur désespérante.
L’enfance est le sommeil de la raison.
La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.
Qu’on soit petit ou grand, c’est terrible d’être seul et d’avoir peur, vieux, c’est pire encore.
L’école la plus nécessaire pour les enfants est celle de la patience ; la volonté doit être brisée dans la jeunesse, ou elle brisera le cœur dans l’âge mûr.
On voit s’ériger des générations d’enfants qui faute d’un éveil à la vie sont réduits à n’être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes.
La jeunesse est une douleur en manque de compréhension.
La patience est parfois le fruit le plus secret de l’impatience.

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