La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.
Source : L’Esprit de solitude (2001)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.
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La solitude n’est pas l’isolement. Il y a les autres en soi.
Se sentir solitaire, tant d’esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
C’est un grand malheur d’être seul, mes amis ; et il faut croire que la solitude peut vite détruire la raison.
Il ne manque aux douceurs de la solitude que de pouvoir être endurées.
Si la solitude sépare, elle tranche bien des liens qu’on ne coupe qu’à regret, mais elle permet de plonger des racines dans ce qui est essentiel.
Solitude ne veut pas dire isolement. Ce n’est pas parce qu’on est seul qu’on est mal.
La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n’attire, ni n’intéresse personne, et on en a un peu honte.
L’indécision en effet est une solitude. Vous n’avez même pas votre volonté avec vous.
Désirer échapper à la solitude est une lâcheté. L’amitié ne se recherche pas, ne se rêve pas, ne se désire pas ; elle s’exerce.

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