Se sentir solitaire, tant d’esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
1896-1940Se sentir solitaire, tant d’esprit que de corps, incline vers la solitude, et la solitude elle-même incline à plus de solitude encore.
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Tendre est la nuit
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La solitude est un détachement qui mène à un débordement. Si elle ne fructifie pas, elle n’est qu’isolement.
La solitude n’est pas l’isolement. Il y a les autres en soi.
Se recueillir profondément dans la solitude c’est donner une âme à cette solitude.
Je crois, personnellement, qu’il est parfois moins pénible de se réveiller seule et d’éprouver un sentiment de solitude parce que l’on est effectivement seule, que de se sentir seule alors qu’on se réveille à côté de quelqu’un d’autre.
C’est un grand malheur d’être seul, mes amis ; et il faut croire que la solitude peut vite détruire la raison.
On est dans la solitude, n’importe en quel endroit, dès que l’on ne vit plus avec ce que l’on aime.
Le sentiment de solitude ne vient pas parce qu’il n’y a personne autour de vous, mais de votre incapacité à communiquer avec les autres sur des choses qui vous semblent importantes.
La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n’attire, ni n’intéresse personne, et on en a un peu honte.
C’est surtout dans la solitude qu’on sent l’avantage de vivre avec quelqu’un qui sait penser.

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