- Qui met vraiment en danger les institutions ? (...) La justice qui demande des comptes aux hommes politiques, ou ceux qui sont censés en être les garants et qui refusent de témoigner alors qu’ils sont soupçonnés dans des affaires de corruption ?
- La presse fait son métier, elle est un miroir, un amplificateur. Nous sommes passés d’une démocratie représentative à une démocratie d’opinion, puis d’émotion. Toute émotion, bonne ou mauvaise, est un déclencheur de réactions.
- La démocratie ne nous protège pas des mensonges. Mais la dictature nous empêche, par essence, de distinguer le vrai du faux.
- Je ne crois pas qu’on respecte mieux le peuple quand on lui tend le miroir de son quotidien, plutôt qu’en ouvrant la fenêtre pour partager avec lui ce qui arrive au reste de l’humanité.
- En politique, les morts se relèvent toujours.
- Je me demande parfois si vingt ans de ma vie ont été vingt ans de mensonges.
- Pour moi, le coeur de la gauche reste la lutte sans relâche contre les inégalités qui ne cessent d’augmenter, en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais.
- Dire que Trump, c’est le peuple, alors qu’il s’agit d’un milliardaire sexiste, raciste, homophobe... Lorsqu’il a été élu, j’ai ressenti l’inquiétude fondamentale qu’ont connue mes parents, mes grands-parents, face à un monde inconnu dans lequel il pouvait se passer n’importe quoi d’imprévisible, de dangereux.
- Au point où j’en suis de ma vie et de ma carrière, je me sens, oui, assez libre.