Je ne crois pas qu’on respecte mieux le peuple quand on lui tend le miroir de son quotidien, plutôt qu’en ouvrant la fenêtre pour partager avec lui ce qui arrive au reste de l’humanité.

Je ne crois pas qu’on respecte mieux le peuple quand on lui tend le miroir de son quotidien, plutôt qu’en ouvrant la fenêtre pour partager avec lui ce qui arrive au reste de l’humanité.

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On a tous en nous une petite parano, on pense que la vie des autres est mieux, alors que ce n’est pas vrai.
On va me croire changé, mais il est vrai qu’on fait pour les autres ce qu’on n’oserait pour soi-même.
Ce grand monde, que les uns multiplient encore comme espèces sous un genre, c’est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais.
On veut bien faire le bonheur des autres. Mais on n’aime guère – quoi qu’on dise – que ces mêmes autres se mêlent du nôtre.
Il ne faut pas ne savoir vivre qu’avec ceux qui peuvent nous apprécier : ce serait le besoin d’un amour-propre trop délicat et trop difficile à contenter ; mais il faut ne placer le fond de sa vie habituelle qu’avec ceux qui peuvent sentir ce que nous valons.
Dans le domaine de la vie privée, l’indifférence ne constitue-t-elle pas la forme la plus civilisée du respect ?
Je ne sais à quoi s’occupent les autres. Je pars de la constatation simple que l’époque est un désespoir pour qui ne s’est pas inventé une vie privée en relief.
Si vous voulez être respecté par les autres, le mieux est de vous respecter vous-même. Ce n’est que par cela, ce n’est que par le respect de soi que vous obligerez les autres à vous respecter.
Il n’est rien comme la jalousie pour absorber un être humain tout entier.
La grande vanité de ceux qui n’imaginent pas, est de se croire seuls judicieux.

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