Dans le domaine de la vie privée, l’indifférence ne constitue-t-elle pas la forme la plus civilisée du respect ?
Écrivain, 1924-2006Dans le domaine de la vie privée, l’indifférence ne constitue-t-elle pas la forme la plus civilisée du respect ?
Écrivain, 1924-2006Partager sur
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Mémoires : le voleur dans la maison vide
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L’empathie est une vertu publique obligée alors que l’indifférence est un vice privé.
J’ai une vie privée dans laquelle je ne permets pas d’ingérence. Elle doit être respectée.
Je retire toute confiance à un peuple convaincu que la transparence totale de la vie privée n’est préjudiciable qu’à ceux qui ont quelque chose à cacher.
Une indifférence paisible
Est la plus sage des vertus.
Il y a un certain goût de solitude qui a pour fondement la vanité. Par regret de ne pas se sentir apprécié à la valeur qu’on se croit, on se masque de mépris pour ceux qui se refusent à ce que nous voudrions d’eux.
Ce n’est pas mépriser assez certaines gens que de dire tout haut qu’on les méprise. Le silence seul est le souverain mépris.
Il est tout à fait notable que ce qui s’appelle dans nos sociétés modernes la liberté de parole est quasiment absente des rapports humains en entreprise.
Ne soyez ni confiant, ni banal, ni empressé, trois écueils ! La trop grande confiance diminue le respect, la banalité nous vaut le mépris, le zèle nous rend excellents à exploiter.
Le respect ne vaut pas la soumission.
Je ne sais pas pourquoi les gens tiennent tant à rendre publics les détails de leur vie privée ; ils oublient que l’invisibilité est un super pouvoir.

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