Dire que Trump, c’est le peuple, alors qu’il s’agit d’un milliardaire sexiste, raciste, homophobe... Lorsqu’il a été élu, j’ai ressenti l’inquiétude fondamentale qu’ont connue mes parents, mes grands-parents, face à un monde inconnu dans lequel il pouvait se passer n’importe quoi d’imprévisible, de dangereux.
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- Je ne crois pas qu’on respecte mieux le peuple quand on lui tend le miroir de son quotidien, plutôt qu’en ouvrant la fenêtre pour partager avec lui ce qui arrive au reste de l’humanité.
- Je m’inquiète pour les parents qui ne parentent pas.
- Il n’y a pas de mathématiques modernes. Ces deux mots anodins font pourtant régner la terreur dans des millions de foyers où les parents, angoissés, "sèchent" sur des problèmes donnés à leurs fils en quatrième.
- La façon dont vos parents essaient de vous parler de politique et de vous entraîner à leurs côtés est un moment passionnant dans votre famille.
- Les parents sont des distillateurs d’angoisse, mais ceux qui n’hériteraient d’aucune angoisse seraient bien démunis.
- Nous sommes les premiers à admettre qu’à considérer l’Amérique de long en large, les loisirs de son peuple semblent encore plus sinistres que son travail.
- Trump dit qu’il veut se présenter à la présidence. Pourquoi pas ? Ce ne serait pas la première fois qu’il poussait une famille noire hors de sa maison.
- Hypocrisie donc que de parler de symbiose de civilisations, de profits réciproques dans une communauté dont les universités ignorent jusqu’aux noms de nos grands penseurs et passent sous silence l’histoire de nos empires. Seuls peuvent s’en accommoder les tenants d’un cosmopolitisme culturel habillé d’oripeaux exotiques.
- Au volant, n’importe qui devient un chef, soucieux d’imposer la justice, sa justice, aux autres conducteurs... Les complexes se défoulent, les fantasmes se rentrent dedans à cent à l’heure.
- Lui et moi, nous faisons partie du peuple accablé par la sourde terreur de ne pas comprendre le monde et ce qui s’y passe.
- Je me sens lié réellement à l’Etat, à la patrie, à mes amis, à ma famille au sens complet du terme. Mais mon coeur ressent face à ces liens un curieux sentiment d’étrangeté, d’éloignement et l’âge accentue encore cette distance.
- Il arrive que les enfants éprouvent des exigences plus grandes que celles de leurs parents et qu’ils adoptent devant l’adversité une attitude plus violente que la leur. Ils laissent loin, très loin, derrière eux, leurs parents. Et ceux-ci, désormais, ne peuvent plus les protéger.
- Si quelqu’un avait fait un catalogue exact de toutes les opinions qu’il a eues depuis son enfance jusqu’à sa vieillesse, sur l’Amour, la Politique, la Religion et le Savoir, quel affreux chaos de contradictions n’y trouverait-il pas ?
- Je veux dire que le monde entier est moins intéressant qu’avant. Il y a de plus en plus de gens à avoir suffisamment d’études ou de culture pour qu’on puisse s’étonner qu’ils soient si cons.
- L’habitude de vouloir être le premier partout est un ridicule ou un malheur pour celui à qui on la fait contracter, et une véritable calamité pour ceux que le sort condamne à vivre auprès de lui.