Pour moi, le cœur de la gauche reste la lutte sans relâche contre les inégalités qui ne cessent d’augmenter, en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais.

Pour moi, le cœur de la gauche reste la lutte sans relâche contre les inégalités qui ne cessent d’augmenter, en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais.

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Je revendique le dépassement politique. S’entourer de femmes et d’hommes qui viennent de gauche, de droite, de la société civile. C’est ça la force de notre pays.
Le libéralisme est une valeur de gauche.
Quel mérite un politicien a-t-il de se situer à gauche lorsque la gauche lui apporte – via le pouvoir – toutes les conditions de vie (palais, limousines, domesticité) des grossiums de la droite ?
Nous devons être convaincus, les uns et les autres, que ce contraste permanent entre la prospérité de quelques-uns et la misère du plus grand nombre a créé le sentiment d’injustice et de colère sur lequel est fondée la révolte actuelle.
Une grande partie de la rhétorique républicaine est meilleure que celle des démocrates. Mais quand ils sont au pouvoir, c’est à peu près la même chose. C’est servir leurs partisans, c’est le bien-être des entreprises, c’est le copinage qui est si destructeur, en particulier pour les défavorisés.
Franchement, je regrette que la gauche ne fasse plus briller les yeux des gens. Elle ne donne plus envie, elle ne revendique plus ce droit au bonheur.
En politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs.
Lénine a dit que les gens votent avec leurs pieds. Eh bien, c’est ce qui se passe. Soit ils vont, soit ils ne vont pas. Tout est politique. Tout est démographie.
La gauche n’a aucune vision négative de l’homme, elle croit qu’il est un merveilleux opprimé, elle ne comprend rien à la psyché, au conflit intime, à la grimace proustienne.
Une des contradictions de la démocratie : doit elle exclure ceux qui veulent la détruire ? Non quand ils ne sont qu’une minorité. Mais quand ils obtiennent la majorité c’est trop tard.

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