La gauche n’a aucune vision négative de l’homme, elle croit qu’il est un merveilleux opprimé, elle ne comprend rien à la psyché, au conflit intime, à la grimace proustienne.
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- Le libéralisme présuppose que rien ne doit être fait. Tout délit doit être puni. La pensée libérale est dépassée. Elle entre en conflit avec l’intérêt de la majorité écrasante de la population.
- La plupart des hommes qui comptent dans l’histoire ont des rejetons médiocres, ou pires que tels : ils semblent épuiser en eux les ressources d’une race. La tendresse du père est presque toujours en conflit avec les intérêts du chef.
- Franchement, je regrette que la gauche ne fasse plus briller les yeux des gens. Elle ne donne plus envie, elle ne revendique plus ce droit au bonheur.
- A part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche.
- Le démocrate ne connaît pas le Juif, ni l’Arabe, ni le nègre, ni le bourgeois, ni l’ouvrier : mais seulement l’homme, en tout temps, en tout lieu, pareil à lui-même.
- Ou aucun individu de l’espèce humaine n’a de véritables droits, ou tous ont les mêmes; et celui qui vote contre le droit d’un autre, quel que soit sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors abjuré les siens...
- Celui qui progresse ne blâme personne, ne loue personne, ne critique personne, n’incrimine personne. Il ne dit rien, ni de son importance, ni de son savoir.
- Quelque méchants que soient les hommes, ils n’oseraient paraître ennemis de la vertu, et lorsqu’ils la veulent persécuter, ils feignent de croire qu’elle est fausse ou ils lui supposent des crimes.
- Ne jamais trouver toutes les qualités que l’on cherche réunies en un seul membre du sexe opposé ! D’un côté, l’abîme béant du compromis. De l’autre, l’existence survoltée et répréhensible de l’homme infidèle.
- Pour moi, le coeur de la gauche reste la lutte sans relâche contre les inégalités qui ne cessent d’augmenter, en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais.
- Chacun parle du racisme comme il le comprend; mais cette multiplicité d’interprétation ne peut pas être prise comme point de départ d’un mouvement politique militant.
- On se refuse de croire aux sottises des hommes intelligents; quelle entorse aux droits de l’homme !
- C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.