À part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche.
Humoriste, 1939-1988À part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche.
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La pensée du jour
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La gauche n’a aucune vision négative de l’homme, elle croit qu’il est un merveilleux opprimé, elle ne comprend rien à la psyché, au conflit intime, à la grimace proustienne.
Comme on ne saurait hiérarchiser les conceptions de la vie, tout le monde a raison et personne.
Franchement, je regrette que la gauche ne fasse plus briller les yeux des gens. Elle ne donne plus envie, elle ne revendique plus ce droit au bonheur.
Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égards ni patience.
J’ai connu tous les milieux, mais je n’ai jamais vu un monde aussi dégueulasse que la politique.
Si vous réussissez, voilà des ennemis : vous marchez sur le bord d’un abîme, entre le mépris et la haine.
Pour moi, le cœur de la gauche reste la lutte sans relâche contre les inégalités qui ne cessent d’augmenter, en dépit d’une promesse républicaine, trop longtemps oubliée. C’est dans cette gauche-là que je me reconnais.
En amour comme en politique, il est inutile d’avoir raison, il suffit d’être convaincant.
Ce que je n’ai pas compris et ne comprendrai jamais, c’est qu’au nom d’une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout cela. La haine n’explique pas tout.
Je dis qu’il n’est pas de paix armée, de paix sous l’oppression. De fraternité sans égalité. J’ai voulu tous les hommes frère.

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