Cette question de la grande vieillesse. Que veulent les vieux ? Ils s’isolent lentement, sur ce chemin qui les conduit à la blancheur. Tout ce qui fait la matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin.
ÉcrivainCette question de la grande vieillesse. Que veulent les vieux ? Ils s’isolent lentement, sur ce chemin qui les conduit à la blancheur. Tout ce qui fait la matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin.
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Les souvenirs
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La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
Le temps éclaircit bien des questions ; mais que d’opinions deviennent problématiques avec l’âge ! La vieillesse est la mère du doute.
Vieillir, c’est perdre du temps. Et c’est assister à son passage.
On peut tromper la vie longtemps, mais elle finit toujours par faire de nous ce pour quoi nous sommes faits. Tout vieillard est un aveu, allez, et si tant de vieillesses sont vides, c’est que tant d’hommes l’étaient et le cachaient.
La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Vieillir c’est se retirer progressivement du monde des apparences.
Les vieilles gens sont volontiers avares. Ils appellent cela prudence. Ils craignent que la terre ne leur manque. Et pourtant c’est la seule chose qui ne leur manquera pas.
Mon Dieu ! Que la vieillesse est donc un meuble inconfortable !
Les vieilles personnes sont souvent plus fatiguées que ce qu’elles imaginent.
La vieillesse s’oublie car le cœur ne change guère, et plus on vieillit, plus on a d’aventures pour s’engaillardir.

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