La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
Écrivain, 1888-1976La vieillesse vit sous le signe moins : on est de moins en moins intelligent, de moins en moins bête.
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Venises
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Ceux qui refusent à penser « vieillesse » vieillissent bien moins vite et plus harmonieusement que ceux pour qui leur date de naissance est une obsession.
La vieillesse nous attache plus de rides en l’esprit qu’au visage ; et ne se voit point d’âmes, ou fort rares, qui en vieillissant ne sentent l’aigre et le moisi.
Ce n’est pas la jeunesse mais la vieillesse qui n’a pas d’âge.
Cette question de la grande vieillesse. Que veulent les vieux ? Ils s’isolent lentement, sur ce chemin qui les conduit à la blancheur. Tout ce qui fait la matière des conversations disparaît. Et on est là, comme des veilleurs de chagrin.
Le bien-être éloigne la vieillesse, ou la rend moins hideuse.
La vieillesse ne devient médiocre que lorsqu’elle prend des airs de jeunesse.
Vieillir c’est se retirer progressivement du monde des apparences.
Les vieillards vivent dans le passé ; les jeunes gens dans l’avenir ; l’homme mûr et sage dans le présent.
La vieillesse n’est autre chose que la privation de folie, l’absence d’illusion et de passion.
La sagesse des vieillards, c’est une grande erreur. Ce n’est pas plus sages qu’ils deviennent, c’est plus prudents.

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