On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons On parle souvent des rêves de la jeunesse. On oublie trop ses calculs.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Mémoires d'Hadrien ; suivi de Carnets de notes des Mémoires d'Hadrien
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Il semble que nous ne faisons que languir dans l’âge mûr pour dire les rêves de notre enfance, et ils s’évanouissent de notre mémoire avant que nous ayons pu apprendre leur langage.
Les rêves de jeunesse sont des rêves solitaires qui durent peu.
La jeunesse nous fait dire et penser bien des choses illusoires.
L’enfance déconcerte souvent la jeunesse, plus éprise d’affirmer sa maturité naissante que de raviver les souvenirs encore proches de l’adolescence.
On ne connaît point l’enfance : sur les fausses idées qu’on en a, plus on va, plus on s’égare.
L’adolescence ne laisse un bon souvenir qu’aux adultes ayant mauvaise mémoire.
Nous, on savait que la vie peut parfois être brève
Nous, dans nos rêves
On savait, c’est pour ça qu’on rêvait
On rêvait.
Les rêves sont différents de la réalité mais aussi importants.
Nous sommes tous faits de l’étoffe des rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil.
Le bel âge après tout, c’est celui où l’on sait à quels rêves on tient le plus ; celui où l’on peut encore en réaliser quelques-uns.

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