Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.
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- Pour qu’un groupe humain perçoive sa propre violence collective comme sacrée, il faut qu’il l’exerce unanimement contre une victime dont l’innocence n’apparaît plus, du fait même de cette unanimité.
- La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l’un devient rival, l’autre l’objet de la rivalité.
- Nous nous piquons à nos opinions avec d’autant plus de violence que nous les sentons plus discutées ou plus douteuses, les tenant ainsi pour certaines à proportion qu’elles ne le sont pas.
- La violence sucrée de l’imaginaire console tant bien que mal de la violence amère du réel.
- La violence, inhérente à une religion ? Il faut distinguer les adhérents à une religion qui ont pu se laisser aller à des violences.
- La violence exerce un phénomène d’aimantation. Notamment chez des jeunes en mal identitaire, cela crée le sentiment d’une mission, d’un statut, d’une reconnaissance.
- Si vous interrogez les spectateurs, ils diront qu’ils aiment regarder la violence, mais en réalité, ils aimeraient faire l’expérience de cette violence.
- Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir.
- Des masses corrompues par une fausse culture peuvent sentir dans le destin qui les accable le poids du drame; elles se complaisent dans l’étalage du drame, et poussent ce sentiment jusqu’à mettre du drame jusque dans les plus petits incidents de leur vie.
- Le temps n’est plus où une culture pouvait se tuer dans l’ombre, par la violence ouverte et quelquefois avec l’acquiescement aliéné des victimes.
- La violence diminue peu à peu. Les mots remplacent progressivement les coups.
- Rendre coup pour coup, c’est propager la violence, rendre plus sombre encore une nuit déjà sans étoiles.
- Je ne suis pas nostalgique de notre enfance : elle était pleine de violence. C’était la vie, un point c’est tout : et nous grandissions avec l’obligation de la rendre difficile aux autres avant que les autres ne nous la rendent difficile.
- On gagne plus par l’amitié et la modération que par crainte. La violence peut avoir de l’effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.