La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l’un devient le rival, l’autre l’objet de la rivalité.

La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l’un devient le rival, l’autre l’objet de la rivalité.

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Les Trois Mondes Pour Une Théorie De L'après Crise ( PDFDrive )
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La violence engendre la violence.
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre.
Les faibles ont recours à la violence en la pensant force.
Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.
On gagne plus par l’amitié et la modération que par crainte. La violence peut avoir de l’effet sur les natures serviles mais non sur les esprits indépendants.
Espoir, déception : deux ennemis qui s’entendent très bien ensemble.
Le zèle des amis est parfois plus néfaste que la haine des ennemis.
Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.
La provocation prête un pouvoir de commandement. Elle ordonne le duel, la répulsion, la révolte, mais aussi les alliances et les amitiés. Parfois elle met au garde-à-vous, à part quelques mercenaires en rupture de bang.
Si les facultés de la raison s’unissent à la force brutale et à la malveillance, le genre humain n’y pourra résister.

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