Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.
Écrivain, 1798-1874Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.
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Histoire de la Révolution française (1847), livre I, chapitre 1
Le même appel d’égalité s’adressait à des populations prodigieusement inégales, non seulement de position, mais de culture, d’état moral et d’idées. Ce peuple, comment répondrait-il? C’était une grande question.Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre, semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.La royauté lui avait ôté la vie municipale, l’éducation que lui donnaient les affaires de la commune. Le clergé, son instituteur obligé, depuis longtemps ne l’enseignait plus. …
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On n’entend que ces mots, chienne, louve, bagasse !
D’abord leurs scoffions ont volé par la place,
Et laissant voir à nu deux têtes sans cheveux,
Ont rendu le combat risiblement affreux.
Présomptueux qui avec un langage superbe et une mine pesante rabrouent si dédaigneusement les personnes, qu’ils ne semblent faire montre de leur fortune que pour acquérir des ennemis.
Passé le coup de foudre et l’ivresse des débuts, une autre réalité s’installe. Les élans sont moins fougueux, les ébats s’espacent et perdent de leur passion. Les défauts de l’être aimé nous apparaissent, les manies que tantôt nous trouvions charmantes nous portent progressivement sur les nerfs…
Dehors, universelle, une inlassable pluie disait leur malheur. Enfermés dans la souricière d’amour, condamnés aux travaux d’amour à perpétuité, ils étaient couchés l’un près de l’autre, beaux, tendres aimants et sans but. Sans but.
Espoir, déception : deux ennemis qui s’entendent très bien ensemble.
Ainsi se déposent peu à peu dans un cœur d’homme les éléments troubles dont se forme la trahison.
Si la masse était émotive, il n’y aurait plus de guerres, plus de boucheries. Les moments émus de la masse tournent vite à l’hystérie, à la sauvagerie, au pillage, au sacrifice.
Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.
Dans la nuit démente, leurs visages apitoyés témoignaient de la peur d’être compromises.
Quand les blés sont sous la grêle Fou qui fait le délicat Fou qui songe à ses querelles Au cœur du commun combat.

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