Dans la nuit démente, leurs visages apitoyés témoignaient de la peur d’être compromises.
Écrivain, 1896-1966Dans la nuit démente, leurs visages apitoyés témoignaient de la peur d’être compromises.
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Manifestes Du Surréalisme (FR)
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Les heures de la nuit sont filles de la peur ; Leur souffle fait mourir l’âme humble des veilleuses, cependant que leurs mains froides et violeuses, s’allongent sous les draps pour saisir notre cœur.
Le fisc d’une part, la féodalité de l’autre semblaient lutter pour l’abrutir sous la pesanteur des maux.
Et ce qu’on ne voyait pas, ça faisait toujours plus peur.
La peur de l’ennemi détruit jusqu’à la rancune à son égard.
Il avait le visage fermé des gens chez qui l’étonnement a coupé net l’élan de la fureur et qui dévorent leur rage en silence.
S’instruire nuit gravement à la connerie.
Dans toute noirceur, suivre sa lueur intérieure et se méfier des imposteur et des marchands de bonheur.
Me levant en ruisselant au milieu de la nuit, contaminé par l’effroi qui régnait perpétuellement entre nos murs, je réveillai un de ces deux parents. Une enfilade de coups s’ensuivait alors et tout le monde trouvait alors le sommeil.
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l’effet d’une amnésie bienfaitrice dont l’angoisse est le reste insécable.
Leur regard portait une étrange mélancolie qui les accompagnerait toute leur vie, disparaissant par moments pour revenir plus loin, à la croisée du chemin, tel un zombie facétieux contre lequel ils ne cesseraient jamais de se battre.

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