La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l’effet d’une amnésie bienfaitrice dont l’angoisse est le reste insécable.
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- La nuit est notre vérité, elle nous intime à rejoindre un lieu plus ancien qu’on appelle parfois l’âme, et dont la langue nous est indéchiffrable.
- La peur - c’est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.
- L’ignorance est la nuit de l’esprit et une nuit sans lune ni étoiles.
- Sur ce qu’il vient d’écrire dans la journée, il a des peurs nocturnes. La nuit, fantastiquement, ramène tout à l’imaginaire de l’écriture : l’image du produit, le potin critique (ou amical) : c’est trop ceci, c’est trop cela, ce n’est pas assez... La nuit, les adjectifs reviennent, en masse.
- Il y a quelque chose de doux dans le mouvement des obsessions quand elles partent vers le large. Elles cessent de vous importuner nuit et jour. Ce n’est ni une capitulation ni un abandon. Elles attendent leur heure.
- Il n’y a que le sommeil qui permette d’échapper à l’incertitude et à l’angoisse.
- Lorsque nous appelons les réflexions, elles nous fuient; et quand nous voulons les chasser, elles nous obsèdent, et tiennent malgré nous nos yeux ouverts pendant la nuit.
- Le premier regard est le moment fugitif qui abolit devant l’âme des chroniques du temps, qui révèle à l’oeil les actions de la nuit et le travail de la conscience.
- Si tu te demandes parfois d’où viennent les rêves que tu fais la nuit, regarde bien autour de toi. C’est ici que nous les créons.
- J’ai toujours pensé qu’une part de nos cauchemars, de nos problèmes et de nos rêves est blottie au coeur de nos oreillers. Voilà pourquoi nous les enveloppons dans des taies : pour ne pas voir les traces de notre vie.
- La peur nourrit l’imagination.
- Toujours la nuit excite l’imagination et enivre l’espoir du doux poison des rêves.
- L’horreur de la nuit la plus noire. Seule convient à ma douleur. Il faudrait perdre la mémoire, quand on a perdu le bonheur !
- Dans la contemplation, l’être rêvant apprend à s’animer de l’intérieur, il apprend à vivre le temps régulier, le temps sans élan et sans heurt. C’est le temps de la nuit.
- Si la nuit est noire, c’est pour que rien ne puisse nous distraire de nos cauchemars.