La peur – c’est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.
Source : La Cité Montgol (1952)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
La peur – c’est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.
Source : La Cité Montgol (1952)
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La peur est une brume de sensations.
Cela ne servait à rien de chercher à déloger la peur, sinon à l’enfoncer plus profondément, comme dans ces sables mouvants dont on dit qu’il ne faut surtout pas bouger si l’on ne veut pas s’y noyer, aspiré, englouti.
La peur entre dans le cœur de celui qui ignore son destin.
Le délire d’interprétation ne commence qu’où l’homme mal préparé prend peur dans cette forêt d’indices.
Qui a peur des feuilles ne doit pas approcher de la forêt.
La peur, c’est comme le froid, il faut bouger, s’agiter pour ne pas se laisser emprisonner par elle.
La vie n’est qu’une nuit à passer dans une mauvaise auberge.
Le passé, c’est sournois. Ça attend la nuit et l’obscurité pour s’infiltrer partout. La nuit est dangereuse, elle tourmente.
Les heures de la nuit sont lentes et funèbres. L’angoisse comme un drap mouillé colle à ma chair ; Et ma pensée, ainsi qu’un vaisseau sous l’éclair, roule, désemparée, au large des ténèbres.
La peur est plus tranchante qu’aucune épée. Qui a peur de perdre a déjà perdu.

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