Qui a peur des feuilles ne doit pas approcher de la forêt.
Traducteur, 1513-1593 Image : Furmeyer, Domaine public, Wikimedia Commons Qui a peur des feuilles ne doit pas approcher de la forêt.
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Le bréviaire de J. Amyot
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Qui a peur des moineaux, ne doit pas semer du millet.
La peur – c’est un roulement de tombereau, la nuit, dans un bois où ne passe aucune route.
Dans l’immense vasière de la forêt vierge, au moins la pléthore porte-t-elle en soi son châtiment. Chacun peut voir que les grands arbres y sont rares. On les remarque aussitôt par l’ivoire et par le poli de la mort. Ils restent debout, soutenus par les autres.
Notre destin, quand nous voulons l’isoler, ressemble à ces plantes qu’il est impossible d’arracher avec toutes leurs racines.
Je ne suis pas l’Arabe qui cache la forêt.
Le délire d’interprétation ne commence qu’où l’homme mal préparé prend peur dans cette forêt d’indices.
La forêt, c’est encore un peu du paradis perdu. Dieu n’a pas voulu que le premier jardin fût effacé par le premier péché.
Les caresses sont aussi nécessaires à la vie des sentiments que les feuilles le sont aux arbres. Sans elles, l’amour meurt par la racine.
Qui n’a pas peur ne peut être courageux.
Forêt : Portion de nature où l’on peut se promener sans craindre la pluie et les commerçants. Pleine de charme et de bestioles. On peut s’y perdre si l’on est seul et s’y aimer si l’on est deux.

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