Notre destin, quand nous voulons l’isoler, ressemble à ces plantes qu’il est impossible d’arracher avec toutes leurs racines.
Poète, 1885-1970Notre destin, quand nous voulons l’isoler, ressemble à ces plantes qu’il est impossible d’arracher avec toutes leurs racines.
Poète, 1885-1970Partager sur
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Thérèse Desqueyroux
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L’incorrigible fierté des racines.
Chacun son monde, le tout est de planter ses racines dans la terre qui nous convient.
Une fleur tombe même si nous l’aimons ; une mauvaise herbe pousse même si nous ne l’aimons pas. Permettre aux choses et aux événements d’être tout simplement.
La vie est un peu comme un jardin – vous devez trouver le temps de planter les graines pour que de belles fleurs poussent.
Qui a peur des feuilles ne doit pas approcher de la forêt.
L’incompréhensible, c’est ça le plus difficile. Nous ne le supportons pas. Nous avons peur de l’inexplicable comme du vide.
Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaître le travail d’alchimie qui s’est produit en nous.
Ce sont les épreuves qui nous forcent à évoluer et à nous surpasser. Il n’y a pas de chemin intéressant sans grandes difficultés.
Pourquoi aimons-nous tant les feuilles mortes alors qu’elles sont le signe de notre fin, sinon parce que nous avons profondément besoin d’être menés loin du monde ?
Tout se passait comme si la seule manière pour les humains de comprendre les problèmes de l’écologie était de commencer par détruire la nature.

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