Citations sur la nature

  1. Une allégresse infinie égayait la terre et le ciel. Tout respirait la joie et l’amour partagé ; l’atmosphère était imprégnée de jeunesse et de bonheur.
    Source vérifiée Fortunio (1837), chapitre 15
  2. Lorsque le nénuphar, à force de grossir, a occupé la surface de l’étang, il finit par étouffer et crever. C’est donc la transformation du monde en vaste zone de misère qui est l’avenir de l’humanité.
    Bernard Maris Source vérifiée Houellebecq économiste (2014), p. 126
  3. Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
    Source vérifiée Solitude de la pitié (1930), Le Chant du monde
  4. Un immense et banal verger s’étendait sur le bronze rouge des champs d’amarantes.
    Source vérifiée Antimémoires (1967)
  5. Tous les ennuis que nous vaut la vie moderne sont dus à ce qu’il y a divorce entre la nature et nous.
    Source vérifiée Les Cavernes d’acier (1954), p. 10
  6. Roseaux dont les hampes sèches et les aigrettes fanées de l’an passé suspendent une sorte de nuage roux au-dessus des fraîches lances vertes.
    Source vérifiée Journal, 1914
  7. Un petit village de la côte normande qui s’adosse à une fôret.
    Source vérifiée Le Livre de mon ami (1885), Le Livre de Pierre, Nouvelles amours
  8. L’Ouest dont je parle n’est rien qu’un synonyme du mot « sauvage », et ce que je me prépare à dire, c’est que dans la Vie sauvage repose la sauvegarde du monde.
    Source vérifiée De la marche (1862)
  9. Les flatteurs des princes ont dit que la chasse était une image de la guerre ; et en effet, les paysans, dont elle vient de ravager les champs, doivent trouver qu’elle la représente assez bien.
    Source vérifiée Maximes et Pensées (1923), chapitre 8, 508
  10. Un homme comprend toutes les langues lorsqu’il parle le langage de la Nature.
    Source vérifiée Le Voyage de Tchekhov (1983), p. 173
  11. Sur la médaille de ciel monta la fusée noire d’un cyprès, puis deux, puis trois, puis toute une cyprière.
    Source vérifiée Naissance de l’Odyssée (1930)
  12. La nature n’est pas un paysage statique sur une toile tendue. C’est un visage vivant marqué par toutes nos sensations, nos larmes et nos cris, et qui nous tire une galaxie de langues !
    Source vérifiée La Fosse aux chiens (1952), p. 292
  13. Dommage que ces maisons très avenantes soient dans un paysage si ingrat.
    Source vérifiée Journal, 28 septembre 1929
  14. Mais cet œil n’existe pas, pas plus que ces mains, que cette guitare, ce paysage où passe un boutre brouillardeux.
    Source vérifiée Le Déluge (1966)
  15. Je ne pus m’empêcher d’admirer la vigueur magnifique de la nature et l’irrésistible force qui pousse tout germe à se développer dans la vie.
    Source vérifiée Le Crime de Sylvestre Bonnard (1881), La Fille de Clémentine
  16. Au regard de l’histoire de la vie sur terre, celle de l’humanité commence à peine. Et pourtant, la voici déjà, par la faute de l’homme, menaçante pour la nature et donc elle-même menacée.
    Source vérifiée Elysee.fr (2002)
  17. Nous marchions à pas légers, muets, pour n’effaroucher aucun dieu, ni le gibier, écureuils, lapins, chevreuils, qui folâtre et s’ébroue.
    Source vérifiée Si le grain ne meurt (1926)
  18. Il faut aimer la nature et les hommes malgré la boue.
    Source vérifiée Journal 1887-1910 (1887), 27 mars 1893, p. 210
  19. Tout se passait comme si la seule manière pour les humains de comprendre les problèmes de l’écologie était de commencer par détruire la nature.
    Stephen Baxter Source vérifiée Titan (1997), p. 470
  20. La morne tristesse du désert règne sur cette terre aride dont le sein gercé nourrit à peine quelques mimosas dépouillés, quelques cactus et des palmiers nains.
    Source vérifiée Le Crime de Sylvestre Bonnard (1881), La Bûche
  21. Des collines d’un beau mouvement, bien frappées par la lumière, accidentent les côtés de la route.
    Source vérifiée Voyage en Espagne (1843), chapitre XI
  22. N’est-ce pas dans l’eau stagnante et fangeuse, dans la lourde humidité des terres mouillées sous la chaleur du soleil, que remua, que vibra, que s’ouvrit au jour le premier germe de vie ?
    Source vérifiée Le Horla (1887), Amour
  23. Un paysage quelconque est un état de l’âme.
    Source vérifiée Fragments d’un journal intime
  24. Enlevé l’or des blés, il reste l’argent des éteules.
    Source vérifiée Journal, 1887-1910
  25. Le silence de la terre vous arrivait en plein jusqu’au cœur-son mystère, sa grandeur, la stupéfiante réalité de sa vie cachée.
    Source vérifiée Au cœur des ténèbres, Amy Foster, Le compagnon secret = Heart of darkness, Amy Foster, The secret sharer
  26. Autour de Bosserville les grands vents tourmentent le ciel et balayent la Lorraine dont le cœur sommeille.
    Source vérifiée La Colline inspirée (1913), chapitre III
  27. L’air frais des champs ; voilà notre vraie place ; il semble que là l’esprit de Dieu entoure l’homme de son souffle, et qu’il soit soumis à une influence divine.
    Source vérifiée Conversations de Goethe, pendant les dernières années de sa vie, 1822-1832
  28. On court deux dangers spirituels à ne pas posséder une ferme. Le premier est de croire que la nourriture pousse dans les épiceries. Le second, de penser que la chaleur provient de la chaudière.
    Source vérifiée Almanach d’un comté des sables (1949), partie I (« Almanach d'un comté des sables »), p. 22
  29. La force créatrice de la nature l’emporte sur l’instinct destructif de l’homme.
    Source vérifiée Vingt Mille Lieues sous les mers (1870), partie II, chapitre III, p. 227
  30. Il faut bien que la nature existe, pour pouvoir la violer.
    Source vérifiée Propos sur l’art
  31. C’est par leur murmure Que les étangs mettent les fleuves en prison.
    Source vérifiée Jacques Brel
  32. Le matin, chaque grande herbe porte une toile d’araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
    Source vérifiée Journal, 1887-1910
  33. L’objet le plus frappant pour nos yeux c’est le soleil. Sitôt que nous commençons à nous éloigner de nous, nos premières observations doivent tomber sur l’une et sur l’autre.
    Source vérifiée Émile, ou De l’éducation (1782), livre III
  34. La nature, qui n’a pas peur qu’on la méconnoisse, change souvent d’apparence ; et souvent l’art se décèle en voulant être plus naturel qu’elle.
    Source vérifiée Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Appendice
  35. La nouveauté de la terre et de la vie y est pour quelque chose. Rien n’est charmant comme le reflet colorant du bonheur sur le grenier.
    Source vérifiée Les Misérables (1862), tome 2, livre 4, chapitre 3
  36. L’homme existe de deux façons : selon la société et selon la nature. Dieu met en lui la passion ; la société y met l’action ; la nature y met la rêverie.
    Source vérifiée Les Rayons et les Ombres (1840), Préface
  37. On peut semer, on peut planter, on peut bâtir ce qu’on veut à sa surface ; mais il n’en continuera pas moins à produire ses verdures, ses fleurs, ses fruits naturels.
    Source vérifiée Les Feuilles d’automne (1831), Texte entier
  38. Le feu est l’âme du grand tout ; ses atomes élémentaires s’épanchent et ruissellent incessamment sur le monde par courants infinis !
    Source vérifiée Notre-Dame de Paris (1831)
  39. Le soleil commence à paraître Tout doucement. C’est une belle perspective, De grand matin, Que des gens qui font la lessive Dans le lointain.
    Source vérifiée Poésies nouvelles (1850), Le Mie Prigioni
  40. Une pluie aiguë fouettait les vitres, laissant par intervalles un silence de mort. Toute la nature souffre par ces temps : les arbres s’agitent avec douleur ou courbent tristement la tête.
    Source vérifiée La Confession d’un enfant du siècle (1836), Première partie