Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
Écrivain, 1895-1970Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
Écrivain, 1895-1970Partager sur
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Solitude de la pitié
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La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
Il se disait qu’un fleuve était le plus exact symbole de la vie active : on le suivait dès sa naissance, sur tout son parcours, au travers des territoires qu’il fécondait.
Je voudrais pleurer toute une rivière Je voudrais pleurer mais j’ai peur de l’eau.
L’homme est un fleuve, la femme est un lac.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
L’eau caresse dans le verre, comme l’amour dans le corps.
L’eau des fleuves est la dernière eau qui s’en va et la première qui arrive. Ainsi va le temps présent. Une vie bien remplie est longue.
Le cœur de l’homme est comme la mer, il a ses tempêtes, il a ses marées et dans ses profondeurs il a aussi ses perles.
La vie est un long fleuve tranquille. Ce sont les rives qui sont dangereuses. Il ne faudrait jamais aborder.

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