La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
1929-2016La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
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Source secondaire
Journal de galère (1992), p. 183
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Déborde le fleuve, pas le soleil.
Lac de Côme : l’Alpe blanchissante se regarde vieillir dans le miroir des eaux.
Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
L’eau des fleuves est la dernière eau qui s’en va et la première qui arrive. Ainsi va le temps présent. Une vie bien remplie est longue.
Il se disait qu’un fleuve était le plus exact symbole de la vie active : on le suivait dès sa naissance, sur tout son parcours, au travers des territoires qu’il fécondait.
J’aurai rêvé ma vie à l’instar des rivières Vivant en même temps la source et l’océan Sans pouvoir me fixer même un mince moment.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Vois se pencher les défuntes Années,
Sur les balcons du ciel, en robes surannées ;
Surgir du fond des eaux le
Regret souriant.
La mer n’a pas sitôt posé une vague sur le rivage qu’elle court en chercher une autre.
Celui qui a failli faire naufrage redoute jusqu’aux eaux tranquilles.

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