Déborde le fleuve, pas le soleil.
Homme politique, 1835-1906Source : Respire (2004)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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Homme politique, 1835-1906Source : Respire (2004)
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La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
L’eau a rêvé de toi, soleil, en ton absence.
C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Tu naquis le jour de la lune Et sous le signe du combat, le soleil ne finissait pas De se lever sur ta lagune.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Lac de Côme : l’Alpe blanchissante se regarde vieillir dans le miroir des eaux.
La poésie est de toutes les eaux claires celle qui s’attarde le moins aux reflets de ses ponts.
L’homme est un fleuve, la femme est un lac.
L’eau ne reste pas sur les montagnes, ni la vengeance sur un grand cœur.
La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l’épaisseur des eaux, chacun n’y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d’horizon.

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