C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

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Le Dormeur du val (1870), vers 1-4, p. 84

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Édition consultée
Poésies complètes, L. Vanier, 1895
Relevée le
13 octobre 2026
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  1. Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
    Source secondaireles petits ruisseaux font les grandes rivières sur le Wiktionnaire
  2. Dans le creux d’une pierre, au bord d’un chemin aux pavés herbeux, un ver luisant choyait sa goutte de lumière lunaire.
    Source vérifiée A. O. Barnabooth (1913), Journal intime, II, 10 juin
  3. La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
    Source secondaireJournal de galère (1992), p. 183
  4. Rien n’est étranger. On est arbre, fleuve, multiple au familier mystère. Puis peu à peu la pluie s’apaise. Il y a une lumière de cristal. Le corps bouge et le temps se décompte. On est réalité revenue au visible.
    Source vérifiée Le marin à l’ancre
  5. Un fleuve est un personnage, avec ses rages et ses amours, sa force, son dieu hasard, ses maladies, sa faim d’aventures.
    Source vérifiée Solitude de la pitié (1930), Le Chant du monde
  6. Déborde le fleuve, pas le soleil.
    Source à vérifierRespire (2004)
  7. Glaciers, soleils d’argent, flots nacreux, cieux de braises, echouages hideux au fond des golfes bruns Où les serpents géants dévorés des punaises Choient, des arbres tordus avec de noirs parfums.
    Source secondaireLe Bateau ivre (1871), vers 53-56, p. 20
  8. La puissante lumière de l’été s’empare, pour de tels jeux, du moindre objet, l’exhume, le glorifie ou le dissout.
    Source vérifiée La Naissance du jour (1928), chapitre 6
  9. N’est-ce pas dans l’eau stagnante et fangeuse, dans la lourde humidité des terres mouillées sous la chaleur du soleil, que remua, que vibra, que s’ouvrit au jour le premier germe de vie ?
    Source vérifiée Le Horla (1887), Amour
  10. L’horizon qui cerne cette plaine, c’est celui qui cerne toute vie ; il donne une place d’honneur à notre soif d’infini, en même temps qu’il nous rappelle nos limites.
    Source vérifiée La Colline inspirée (1913), chapitre I
« C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le s... » — Arthur Rimbaud

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Arthur Rimbaud. (1870). Le Dormeur du val (vers 1-4, p. 84). Édition consultée : Poésies complètes, L. Vanier, 1895.
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Arthur Rimbaud. Le Dormeur du val. 1870, vers 1-4, p. 84.
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Arthur Rimbaud. Le Dormeur du val. 1870. vers 1-4, p. 84. Édition consultée : Poésies complètes, L. Vanier, 1895.