Lac de Côme : l’Alpe blanchissante se regarde vieillir dans le miroir des eaux.
ÉcrivainSource : Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Lac de Côme : l’Alpe blanchissante se regarde vieillir dans le miroir des eaux.
ÉcrivainSource : Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages (2008)
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La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l’épaisseur des eaux, chacun n’y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d’horizon.
Le lac, vu de haut, a la densité du mercure, son éclat mort.
Jamais l’eau ne manque l’ancien chemin de son cours.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
C’est un trou de verdure où chante une rivière Accrochant follement aux herbes des haillons D’argent ; où le soleil, de la montagne fière, luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Il vient un âge où le bonheur semble se retirer de la vie, comme ces lacs qu’un été trop long rétrécit entre leurs rives.
Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli.
Déborde le fleuve, pas le soleil.
La mer n’a pas sitôt posé une vague sur le rivage qu’elle court en chercher une autre.

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