Jamais l’eau ne manque l’ancien chemin de son cours.
Écrivain, 1927-2003Jamais l’eau ne manque l’ancien chemin de son cours.
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En attendant le vote des bêtes sauvages (1998)
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L’eau des fleuves est la dernière eau qui s’en va et la première qui arrive. Ainsi va le temps présent. Une vie bien remplie est longue.
Le meilleur arrosage pour la terre, c’est d’abord la sueur de l’homme, elle vient loin devant toutes les pluies et tous les fleuves du monde.
La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
On ne force jamais la mer, on passe à coté, on dévie, on déroule.
La vie est un long fleuve tranquille. Ce sont les rives qui sont dangereuses. Il ne faudrait jamais aborder.
L’eau ne reste pas sur les montagnes, ni la vengeance sur un grand cœur.
Ce n’est que lorsque le puit s’assèche que l’on découvre la valeur de l’eau.
Lac de Côme : l’Alpe blanchissante se regarde vieillir dans le miroir des eaux.
La mort de l’eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l’eau est infinie.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

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