La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l’épaisseur des eaux, chacun n’y verra que le reflet de lui-même; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d’horizon.
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- La surface des eaux demeure l’éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité.
- Délos est une île magique où se croisent des étincellements; elle devient peu à peu miroir; miroir de quoi ? Peu importe; les miroirs ont une beauté surnaturelle; ils ne connaissent pas ce qu’ils reflètent et ils ne reflètent pas toujours ce qu’ils voient.
- Lac de Côme : l’Alpe blanchissante se regarde vieillir dans le miroir des eaux.
- L’effet miroir est vécu par la personne qui désire toujours connaître comment il est perçu par les autres. Au lieu de se montrer critique, il émet des critiques, et se sent exposé à la critique comme sur une scène de théâtre.
- Lorsqu’un objet bouge dans un miroir, direz-vous que quelque chose l’a poussé ?... Le cosmos semble aussi «irréel», aussi «diaphane» que le monde des miroirs, et, comme lui, il n’a que faire de la «force» pour se mouvoir.
- L’horizon qui cerne cette plaine, c’est l’horizon qui cerne toute vie. Il donne une place d’honneur à notre soif d’infini en même temps qu’il nous rappelle nos limites.
- Il faut que le soleil se montre à nous comme le miroir des roses pour demeurer le soleil; l’ancolie, comme un rideau de sable.
- Comme en vous contemplant dans le miroir, la forme et le reflet se regardent. Vous n’êtes pas le reflet, mais le reflet est vous.
- Un miroir est un alambic à vanité et en même temps un stérilisateur d’orgueil. Aucun objet n’excite plus un imbécile qui se tient devant lui avec la tête pleine de suffisance.
- L’orgueil est un miroir devant lequel nous faisons passer nos actions et celles des autres. Nous avons soin de ternir la glace, quand nous craignons de la trouver trop fidèle.
- Voilà le miroir où la nature nous présente ce que l’avenir nous préserve après la mort. Y voit-on apparaître quelque image horrible, quelque sujet de deuil ? N’est-ce pas un état plus paisible que n’importe quel sommeil ?
- Quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le Monde tout entier qui a fait un pas.
- Pour moi, la vie peut bien demeurer solitaire. De ceux à qui j’ai été le plus attaché, je n’ai rien saisi de plus que des images dans un miroir.
- L’exemple souvent n’est qu’un miroir trompeur.