Quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le Monde tout entier qui a fait un pas.
1881-1955Quand pour la première fois, dans un vivant, l’instinct s’est aperçu au miroir de lui-même, c’est le Monde tout entier qui a fait un pas.
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Le phénomène humain / Pierre Teilhard de Chardin
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Ce grand monde, que les uns multiplient encore comme espèces sous un genre, c’est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais.
Il y a des instincts pour toutes les rencontres de la vie.
Passer de l’opinion à la perception, de l’imagination au fait, de l’illusion à la réalité, de ce qui n’est pas à ce qui est, voilà le cheminement.
Regarder quelque chose comme si nous ne l’avions jamais vu auparavant demande beaucoup de courage.
Le désintérêt, le désamour de soi, d’une certaine idée de soi-même, était le premier pas sur le chemin de l’abandon.
On s’acharne, inutilement, pendant des années à imiter ce qui est ; et on arrive à peine, par cette copie immobile et muette des actes de la vie, à faire comprendre aux yeux exercés ce qu’on a voulu tenter.
Le monde visible n’est que le miroir de la volonté.
Je compris qu’il existait je ne sais quoi d’inconnu pour moi dans le monde, une force plus belle que la pensée, c’était toutes les pensées, toutes les forces, tout un avenir dans une émotion partagée.
La terre est remplie de signes qu’il faut apprendre à déchiffrer. Le premier de ces signes, c’est notre propre corps qui reproduit le corps même du monde, et c’est de lui que viennent d’abord les révélations de l’être.
Le mystérieux pouvoir de la pensée et du psychisme humain n’est encore qu’au premier échelon de la barrière de l’évolution et reste et gagne à être découvert.

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