La mer n’a pas sitôt posé une vague sur le rivage qu’elle court en chercher une autre.
Écrivain, 1914-1988La mer n’a pas sitôt posé une vague sur le rivage qu’elle court en chercher une autre.
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Poetes d'aujourd'hui
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Un regret plus mouvant que la vague marine
A roulé sur ce cœur envahi jusqu’au bord.
Le tonnerre retentit pour la deuxième fois, sans troubler Œdipe. Il est toujours celui qui a pu, sur le cap, dominer et faire retomber dans la mer l’énorme vague de la folie.
Tu fais du bien au méchant ; n’en espère aucun retour : c’est semer sur les vagues de l’Océan tourmenté. On ne voit jamais ni les jaunes moissons s’élever sur les vagues de la mer, ni la reconnaissance naître dans le cœur du méchant.
La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
L’amitié c’est un peu comme les vagues, elle va et elle vient, mais l’océan reste toujours.
Celui qui a failli faire naufrage redoute jusqu’aux eaux tranquilles.
On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée pour le coupable, cela s’appelle le remords.
Vainement un dieu, dans sa prévoyance, mit entre les terres, pour les désunir, la barrière de l’Océan, puisque, malgré tout, des esquifs impies franchissent de leurs bonds l’étendue inviolable des eaux.
Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli.
J’aurai rêvé ma vie à l’instar des rivières Vivant en même temps la source et l’océan Sans pouvoir me fixer même un mince moment.

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