On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée pour le coupable, cela s’appelle le remords.
Image : On n’empêche pas plus la pensée...

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- Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli.
- La mer n’a pas sitôt posé une vague sur le rivage qu’elle court en chercher une autre.
- Celui qui a failli faire naufrage redoute jusqu’aux eaux tranquilles.
- Souvenez-vous de ceci quand les choses sont contre vous : de toutes les manifestations de votre visage, la lumière de la joie brille le plus loin en mer.
- Mesure à ton pouvoir la grandeur de l’ouvrage : Le plus sûr, à qui veut fendre les flots amers, est de ramer près du rivage, plutôt que de cingler vers le plus haut des mers.
- A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d’une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l’éternité.
- La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les moeurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
- Pourquoi sans cesse refuser de couper les amarres nous reliant au quai des ports visités par le voilier de notre vie déjà reparti et emporté par les grands vents du large ?
- On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
- Un regret plus mouvant que la vague marine - A roulé sur ce coeur envahi jusqu’au bord.
- Cette tristesse, que nos fautes nous causent, a un nom particulier, et s’appelle repentir.
- Le tonnerre retentit pour la deuxième fois, sans troubler Œdipe. Il est toujours celui qui a pu, sur le cap, dominer et faire retomber dans la mer l’énorme vague de la folie.
- La vérité, que personne n’avoue, c’est qu’une fois les illusions enfuies, on passe sa vie à souffler sur le miroir aux regrets. Mais toujours la buée s’efface.
- La rivière, la vie comme image du baluchon tenu à bout de bras au-dessus de l’eau, avant d’être submergé.
- C’est l’usage du concept qui nous rend maîtres de nos frayeurs. Nous disons : la Mort - et cette abstraction nous dispense d’en ressentir l’infini et l’horreur.