Cette tristesse, que nos fautes nous causent, a un nom particulier, et s’appelle repentir.
Écrivain, 1627-1704Cette tristesse, que nos fautes nous causent, a un nom particulier, et s’appelle repentir.
Écrivain, 1627-1704Partager sur
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De la Connaissance de Dieu et de soimême : on y a joint sa lettre au Pape Innocent XI sur l'éducation du Dauphine
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Nous nous donnons bien du mal pour fabriquer nos regrets et nos craintes.
Il suffit d’inspirer le regret d’un tort, sans toujours exiger son aveu.
On s’attendrit par réminiscence ; on a honte de se sentir pleurer, et l’on n’en pleure que davantage.
Notre repentir n’est pas tant un regret du mal que nous avons fait, qu’une crainte de celui qui nous en peut arriver.
Les regrets et la nostalgie sont les oripeaux de notre faiblesse, notre impuissance. Ce sont des mensonges que nous habillons avec des mots qui nous apaisent et facilitent notre sommeil. Cela rend moins cruelle notre défaite.
Chaque mot qu’on garde Chaque geste qu’on n’a fait Sont autant de larmes Qui invitent au regret.
Le remords s’endort devant un destin prospère, et s’aigrit dans l’adversité.
Il est difficile de remédier à notre propre tristesse parce que nous en sommes complices. Il est difficile de remédier à celle des autres parce que nous en sommes captifs.
La vie est un combat où la tristesse entraîne la défaite.
Le remords, cette vertu des faibles, ne l’atteignait pas. Le remords est une impuissance, il recommencera sa faute. Le repentir seul est une force, il termine tout.

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