La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les mœurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
Poète, 1868-1948La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les mœurs comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.
Poète, 1868-1948Partager sur
Source vérifiée
Ibsen (1903), chapitre 1
La mer est un élément capital pour la connaissance des peuples. La mer modèle les mœurs, comme elle fait les rivages. Tous les peuples marins ont du caprice, sinon de la folie, dans l’âme.Au soleil, le coup de vent les visite et balaie les nuages; la brume, dans le Nord, prolonge le délire. Le risque de la mer et le paysage marin agissent puissamment sur les nerfs de la nation; et par la langue, sur l’esprit. La Norvège parle une langue brève, sèche, cassante; beaucoup moins sourde que le suédois, moins lourde et moins dure que l’allemand, il me semble; d’un ton moyen entre l’allemand et l’anglais. Il est curieux que l’accent du breton, en Basse-Bretagne, soit assez semblable à …
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La solitude en mer absorbe et purifie tout. Elle règne sur toutes choses comme un despote sur le territoire de sa victoire. La raison en est qu’en mer la solitude, énorme et mystérieuse, frôle l’éternité.
La mer profonde peut être sondée. Mais qui peut vraiment connaître le cœur de l’homme ?
On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée pour le coupable, cela s’appelle le remords.
Tout comme l’océan a des vagues ou le soleil a des rayons, le propre rayonnement de l’esprit est ses pensées et ses émotions.
Les marins croient en Dieu. Quand on est tout seul en mer, c’est bien plus facile de croire.
À vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d’une mare.
Il n’y a rien de mal dans la vie même. Elle est l’océan où il faut nager – ou bien l’on s’y adapte, ou bien l’on coule par le fond.
L’amour n’est-il pas comme la mer qui, vue superficiellement ou à la hâte, est accusée de monotonie par les âmes vulgaires, tandis que certains êtres privilégiés peuvent passer leur vie à l’admirer en y trouvant sans cesse de changeants phénomènes qui les ravissent ?
Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin.
Il faut croire aux étoiles Tes angoisses et tes tourments Ne sont qu’un grain de sable Qu’une larme dans l’océan.

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