On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
1935-2015Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
1935-2015Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Pourquoi sans cesse refuser de couper les amarres nous reliant au quai des ports visités par le voilier de notre vie déjà reparti et emporté par les grands vents du large ?
À vouloir balancer trop loin le crapaud, on finit par le jeter dans le bonheur d’une mare.
On ne force jamais la mer, on passe à coté, on dévie, on déroule.
À force d’aller au fond de tout, on y reste.
La vie, c’est comme une bête qu’il faut dompter. Il faut bander ses muscles comme un pêcheur mettant à l’eau une pirogue rétive. À tout moment, la lame risque de la submerger, de l’emporter. Néanmoins il tient bon.
On n’empêche pas plus la pensée de revenir à une idée que la mer de revenir à un rivage. Pour le matelot, cela s’appelle la marée pour le coupable, cela s’appelle le remords.
Notre corps est la barque qui nous portera jusqu’à l’autre rive de l’océan de la vie. Il faut en prendre soin.
Nous tissons notre destin, nous le tirons de nous comme l’araignée sa toile.
Nous ne devrions, toute notre vie, que prendre du champ pour bien sauter dans l’éternité.
Nous ne voulons pas notre part du gâteau, il est avarié, puant, répugnant. Pourquoi nous précipiter à bord d’un bateau qui fait naufrage ?

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