Approcher Autrui, c’est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l’on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l’unité de l’approche et de la proximité.
Philosophe, 1906-1995Approcher Autrui, c’est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l’on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l’unité de l’approche et de la proximité.
Philosophe, 1906-1995Partager sur
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En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger
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À force d’aller au fond de tout, on y reste.
Le sage s’efforce de ne pas voir les premiers plans immédiats, qui s’enfuient, mais de fixer les yeux sur les lointains, qui sont immobiles. Le vrai repos vient de nous.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. À condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais.
Le secret du voyage est dans l’attente et nulle part ailleurs.
Car une fois choisie la seule action raisonnable, savoir s’enfuir au bout du monde, tout le problème était de s’en tenir là, de ne plus bouger, de ne plus agir, de ne pas accomplir autrement qu’en pensée le mouvement inverse.
La vérité ne dévie pas, mais le chemin pour y accéder se présente souvent comme un labyrinthe que chacun de nous doit explorer.
Pour désirer laisser des traces dans le monde, il faut en être solidaire.
Il n’y a de géographie sans ennui que gourmande.

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