À force d’aller au fond de tout, on y reste.
1828-1893Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
À force d’aller au fond de tout, on y reste.
1828-1893Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Comme c’est fatiguant de rester à la même place, on finit toujours par avancer.
À force de prendre dans la huche sans rien y mettre, on en trouve bientôt le fond.
Aller jusqu’au bout, ce n’est pas seulement résister, mais aussi se laisser aller.
Il faut que soient préservés des pans entiers du monde à l’écart du mouvement précipité de l’histoire. Que les gens vivent en marge, au bon sens du terme. On peut être très heureux au bord du chemin. À condition de n’y être pas seul, de faire bloc.
Au nom du progrès, de la justice, de la liberté, de la nation ou de la religion, on ne cesse de nous embarquer dans des aventures qui se terminent par des naufrages.
On devrait pouvoir se laisser bercer, abandonné comme une algue devant la marée, mais on est toujours emmené au large.
Nous avançons furtifs, confiants, hasardeux, dans un monde infini où l’on ne tient que deux.
Approcher Autrui, c’est encore poursuivre ce qui déjà est présent, chercher encore ce que l’on a trouvé, ne pas pouvoir être quitte envers le prochain. Comme caresser. La caresse est l’unité de l’approche et de la proximité.
Le sage s’efforce de ne pas voir les premiers plans immédiats, qui s’enfuient, mais de fixer les yeux sur les lointains, qui sont immobiles. Le vrai repos vient de nous.
La vie est un carrousel. Elle monte et descend. Tout ce que tu dois faire, c’est rester dedans.

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