Les citations
Le visage de ceux qu’on n’aime pas encor Apparaît quelquefois aux fenêtres des rêves, et va s’illuminant sur de pâles décors Dans un argentement de lune qui se lève.
Anna de NoaillesLes rêves Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour…
Anna de NoaillesLe Cœur innombrable (1901), L’Offrande à la Nature Nous avançons furtifs, confiants, hasardeux, dans un monde infini où l’on ne tient que deux.
Anna de NoaillesJe me défends de toi, in Les Vivants et les Morts (1913) Solitude : la double solitude où sont tous les amants.
Anna de NoaillesÔ rêveries, c’est à vous que je dois de m’être destinée au langage de la poésie, lorsque je compris, dès l’enfance, que les éléments, l’espace, les sanglots explosifs et muets de l’âme ne sont pas l’échange intelligible dévolu aux humains.
Anna de NoaillesJardins de la poésie
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