J’ai dit ce que j’ai vu et ce que j’ai senti, - D’un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi - Et j’ai eu cette ardeur, par l’amour intimée, - Pour être, après ma mort, parfois encore aimée.
Image : J’ai dit ce que j’ai vu...

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- J’aurais aimé mon état, je l’aurais honoré peut-être, et après avoir passé une vie obscure et simple, mais égale et douce, je serais mort paisiblement dans le sein des miens.
- Les morts, ce sont les cœurs qui t’aimaient autrefois.
- Pour la première fois, j’associais alcool et ravage, maladie, naufrage, méchantes paroles, violence, dépendance et mort. Je fus alors effleuré par une tristesse qui ne me quittera plus.
- Je n’ai pas pleuré à la mort de mon père, de ma mère, de Carmet, de Barbara et de Truffaut. Car, pour moi, tous ces gens que j’ai aimés ne sont pas morts. Ils sont là, sans arrêt, autour de moi, et nous nous parlons.
- J’étais dans une apesanteur de fin d’histoire d’amour, la brusque suspension des sentiments, une sorte de vertige que donnent le détachement, la distance, une appréhension différente du temps.
- Vous avez dû être souvent aimée ?... - Assez souvent, oui. - Avez-vous aimé, vous ? - J’ai cru aimer quelquefois. Puis je me suis aperçue que je m’étais trompée. Alors je me suis détachée.
- Je me laissais envelopper par sa tendresse. C’est cela la tendresse, l’équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments. Quand il m’a embrassée, consciente du pas accompli, je savais que déjà je commençais à me donner.
- Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre.
- Tout de même je l’aimais davantage maintenant; elle était loin; la présence, en écartant de nous la seule réalité, celle qu’on pense, adoucit les souffrances, et l’absence les ranime, avec l’amour.
- Pour moi, mon amour, tu m’as tout donné, l’envie de vivre de toute la vie, tu as guéri une blessure pourtant bien profonde, tu as touché le fond de mon désespoir avec tout de délicatesse et tu m’as redonné confiance en moi !
- Pendant les inhumations, tout était au ralenti, les gestes, les sourires, les signes de tête, on aurait dit que tous les instincts savaient que cela représentait en quelque sorte le respect de la mort elle-même.
- Il brisa son image en déchirant mon coeur. - Me rapporterait-il ma douce imprévoyance, - Et le prisme charmant de l’inexpérience ? L’amour en s’envolant ne me l’a pas rendu; Ce qu’on donne à l’amour est à jamais perdu !
- Je croyais que j’étais amoureux. Je savais ce que ça voulait dire, je connaissais les mots, mais je viens seulement d’en comprendre le sens. L’amour, c’est autre chose.
- C’est de ma faute aussi. Je l’ai ennuyé avec mon amour. J’ai vidé mon coeur dans le sien. Jusqu’à la dernière goutte. Je l’ai rassasié. Il n’y a pas seulement l’amour, il y a la politique de l’amour, disait Barbey d’Aurevilly.
- Oui, j’ai aimé comme personne au monde, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.