C’est de ma faute aussi. Je l’ai ennuyé avec mon amour. J’ai vidé mon coeur dans le sien. Jusqu’à la dernière goutte. Je l’ai rassasié. Il n’y a pas seulement l’amour, il y a la politique de l’amour, disait Barbey d’Aurevilly.
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- Mais comment on fait pour s’aimer ? Je lui demandais toujours, énervée. D’abord, tu prends tout l’amour qu’on te donne et, ensuite, avec cet amour-là, tu te construis brique par brique. Comme une maison. C’est l’amour qui fait tenir debout.
- Mais la douleur, elle, ne s’émousse pas. C’est étrange d’ailleurs : l’amour s’use, mais la douleur reste vivace. Elle change de masque, mais demeure. On ne finit jamais de souffrir alors qu’on finit, un jour, d’aimer.
- L’amour, parfois, ça vous tombe dessus et on se retrouve assommé.
- Récemment je suis retombé amoureux de toi une nouvelle fois et je porte de nouveau en moi un vide dévorant que ne comble que ton corps serré contre le mien.
- J’ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, c’est perdre en désirs le bonheur.
- Je vous aimais l’amour n’est pas, peut-être, au fond du coeur totalement éteint, mais devant vous je le fais disparaître, je ne veux pas vous causer de chagrin.
- Les serments d’amour m’irritent, - Se plaignait la marguerite. - Aussitôt que débute une affaire sentimentale, - J’y laisse tous mes pétales.
- Je crois, ce soir, qu’il faut être à sa vie avant d’être à son amour, et que j’ai eu tort de rompre si totalement avec moi-même. J’ai tué ce que je lui donnais de moi.
- Vous m’aimez... Quel droit aviez-vous alors de m’abandonner ? Et vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Ce n’est pas moi qui ai brisé votre coeur... C’est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.
- Je laissai ainsi bifurquer mon premier amour, comme plus tard je laissai bifurquer ma politique, de la façon la plus maladroite.
- Amour, il fallait bien en payer le prix, et mon chagrin vient de briser ma vie.
- J’ai l’amour à fleur de coeur qui me fait souffrir sans trêve lorsque tu rêves paisiblement, toi mon tourment, toi ma douleur.
- Ce coeur devrait cesser d’aimer lui-même Voyant pour lui les autres se fermer, mais s’il n’est plus possible que l’on m’aime, ah ! Qu’on me laisse aimer !
- La seule pensée de te perdre me fait encore tressaillir. Sais-tu, mon bel amour, combien tu m’es nécessaire ? Que ce soit pour le meilleur comme pour le pire, je t’aimerai toujours, tu es pour mon coeur l’être le plus cher.