Oui, j’ai aimé comme personne au monde n’a aimé, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.
Écrivain, 1811-1872Oui, j’ai aimé comme personne au monde n’a aimé, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.
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Source vérifiée
La Morte amoureuse (1836)
Le texte original diffère de quelques mots.
Oui, j’ai aimé comme personne au monde n’a aimé, d’un amour insensé et furieux, si violent que je suis étonné qu’il n’ait pas fait éclater mon cœur.Ah! quelles nuits! quelles nuits!
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Je suis tombé amoureux comme on attrape une maladie. Sans le vouloir, sans y croire, contre mon gré et sans pouvoir m’en défendre.
Dans cette vie, longtemps je n’ai su que mal aimer ou ne pas aimer.
Ce premier, cet unique amour qui fit le destin de ma vie, et que rien n’a pu vaincre que lui-même, était né sans que je m’en fusse aperçu.
Je vous aimais sans mots, sans rien attendre, timide ou torturé de jalousie ; Je vous aimais d’un amour pur et tendre Dieu veuille qu’on vous aime encore ainsi.
L’amour, une faim qui faisait trembler mon corps fragile, une convoitise qui soudain, au milieu de mes rires, me serrait le cœur, m’étouffait, l’amour, l’amour, je veux aimer, je t’aime.
J’ai dit ce que j’ai vu et ce que j’ai senti,
D’un cœur pour qui le vrai ne fut point trop hardi
Et j’ai eu cette ardeur, par l’amour intimée,
Pour être après la mort parfois encore aimée…
Il brisa son image en déchirant mon cœur.
Me rapporterait-il ma douce imprévoyance,
Et le prisme charmant de l’inexpérience ? L’amour en s’envolant ne me l’a pas rendu ; Ce qu’on donne à l’amour est à jamais perdu !
L’Amour est un seigneur puissant, et il m’a humilié à ce point que, je le confesse, il n’est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs !
Tout de même je l’aimais davantage maintenant ; elle était loin ; la présence, en écartant de nous la seule réalité, celle qu’on pense, adoucit les souffrances, et l’absence les ranime, avec l’amour.
Mais je l’aimais et il y a dans l’amour une grande capacité non seulement d’illusion, mais encore d’oubli.

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