Il brisa son image en déchirant mon coeur. - Me rapporterait-il ma douce imprévoyance, - Et le prisme charmant de l’inexpérience ? L’amour en s’envolant ne me l’a pas rendu; Ce qu’on donne à l’amour est à jamais perdu !
Image : Il brisa son image en déchirant...

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- Je voudrais aimer autrement, hélas ! Je voudrais être heureuse ! Pour moi l’amour est un tourment, la tendresse m’est douloureuse.
- Il ne peut pas avoir de calme dans l’amour, puisque ce qu’on a obtenu n’est jamais qu’un nouveau point de départ pour désirer davantage.
- Mais je ne l’atteins pas. Désespérément, je dérape à la surface de son âme, de son corps, poli et beau. Il m’aime, mais pas autant que je le voudrais. L’amour, même partagé, ne l’est jamais également. Seule l’amitié est équitable.
- Plus tard peut-être, trop tard pour moi, ils vous enlèveront d’un simple coup de bistouri les tumeurs de l’amour, et ses affres. Une série de piqûres vous permettre de ne plus même vous rappeler le terrible visage de l’être aimé.
- En amour, comme en mariage, iris, quand on s’est rapproché Après quelque petit voyage, le coeur n’en est pas plus touché : Mais les sens le sont davantage.
- C’est de ma faute aussi. Je l’ai ennuyé avec mon amour. J’ai vidé mon coeur dans le sien. Jusqu’à la dernière goutte. Je l’ai rassasié. Il n’y a pas seulement l’amour, il y a la politique de l’amour, disait Barbey d’Aurevilly.
- Ce coeur devrait cesser d’aimer lui-même Voyant pour lui les autres se fermer, mais s’il n’est plus possible que l’on m’aime, ah ! Qu’on me laisse aimer !
- J’ai dit à mon coeur, à mon faible coeur : N’est-ce point assez d’aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, c’est perdre en désirs le bonheur.
- L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
- Vous m’aimez... Quel droit aviez-vous alors de m’abandonner ? Et vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Ce n’est pas moi qui ai brisé votre coeur... C’est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.
- J’ai dit ce que j’ai vu et ce que j’ai senti, - D’un coeur pour qui le vrai ne fut point trop hardi - Et j’ai eu cette ardeur, par l’amour intimée, - Pour être, après ma mort, parfois encore aimée.
- Comment sortir de soi ? Parfois cette chose arrive, qui fait que nous ne sommes plus enfermés : un amour sans mesure. Un silence sans contraire. La contemplation d’un visage infini, fait de ciel et de terre.
- Ce que j’ai appris de plus profond sur moi, c’était au gré d’une histoire d’amour : aucune formation intellectuelle, sociale, ne peut vous apporter ce que le fait d’accepter de tomber amoureuse vous apporte...
- N’est-ce pas vouloir détrôner la perfection que d’essayer à tuer les charmes de la mémoire et les espérances qui survivent à un amant perdu, précisément parce qu’il n’a réveillé que des désirs, tout ce que l’amour a de plus beau, de plus séduisant.
- Avec l’amour avait disparu le désir de montrer qu’il n’avait plus d’amour.