Je me laissais envelopper par sa tendresse. C’est cela la tendresse, l’équilibre des gestes, des mots qui sont à la mesure des sentiments. Quand il m’a embrassée, consciente du pas accompli, je savais que déjà je commençais à me donner.
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- La tendresse est la mémoire de l’amour.
- Elle avait des attentions, des petits soins, des délicatesses pour moi, et même une certaine tendresse brusque qui ne me déplaisait point.
- Comme elle avait dû soufrir, la pauvre, de mon innocent bavardage, tandis qu’étendue sur le gril brûlant de l’impatience elle attendait, l’âme tremblante, un premier geste de tendresse ou tout au moins que je m’aperçusse de son amour !
- Pour animer le sentiment, rien n’est plus sûr qu’une caresse : Douce caresse est un aimant Pour l’amitié, pour la tendresse.
- Elle me pria ensuite d’enlever mes sandales et d’approcher mon pied du sien. Je n’oublierai jamais l’émotion du premier contact : ce bonheur compensait toute la jalousie dont j’avais souffert jusqu’à présent.
- Quand soudain il m’a embrassée, lentement, à pleine bouche, et mon corps tout entier - ma peau, ma clavicule, mes genoux, absolument tout en moi - s’est éclairé...
- J’étais passé de la colère à la stupéfaction, de la stupéfaction au doute, du doute à la compréhension, de la compréhension à l’acceptation, de l’acceptation à la reconnaissance, de la reconnaissance à l’admiration.
- Je connus tout, y compris une douleur inattendue, très cuisante, et qui ressemblait beaucoup à l’âcre frisson de l’amour-propre blessé.
- L’amour, une faim qui faisait trembler mon corps fragile, une convoitise qui soudain, au milieu de mes rires, me serrait le coeur, m’étouffait, l’amour, l’amour, je veux aimer, je t’aime.
- C’était là le point délicat à trancher; et l’amour, qui est la suprême sagesse et la suprême grandeur d’âme quand il est sincère et profond, le trancha résolument dans l’âme de mon père.
- Il est bien dur, ajouta-t-elle, que mon mari, qu’un homme sur l’affection duquel je croyais pouvoir compter, me traite aussi disgracieusement, et ne satisfasse point à ma fantaisie.
- Je l’ai souvent remarqué, les émotions fortes transfigurent les gens, comme si, dans les circonstances extrêmes, leur véritable visage, leur vrai moi remontait à la surface.
- C’est de ma faute aussi. Je l’ai ennuyé avec mon amour. J’ai vidé mon coeur dans le sien. Jusqu’à la dernière goutte. Je l’ai rassasié. Il n’y a pas seulement l’amour, il y a la politique de l’amour, disait Barbey d’Aurevilly.
- Enfin, il m’a expliqué que la souffrance naissait quand nous attendons que les autres nous aiment comme nous l’imaginons, et non comme l’amour doit se manifester - librement, sans contrôle, nous guidant de sa force et nous empêchant de nous arrêter.
- Il l’aimait avec ses doutes, son désespoir, il l’aimait depuis le plus sombre de lui-même, au coeur de ses lignes de faille, dans la pulsation de ses propres blessures. Il l’aimait avec la peur de la perdre, tout le temps.