Enfin, il m’a expliqué que la souffrance naissait quand nous attendons que les autres nous aiment comme nous l’imaginons, et non comme l’amour doit se manifester - librement, sans contrôle, nous guidant de sa force et nous empêchant de nous arrêter.
Analyse et signification
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- Et, dans l’amour, il n’existe pas de règles. Nous pouvons bien essayer de suivre des manuels, de contrôler notre coeur, d’avoir une stratégie de comportement, tout cela ne sert à rien. C’est le coeur qui décide, et ce qu’il décide fait loi.
- De toutes les manières que l’homme a trouvé de se faire du mal à lui-même, l’Amour est la pire.
- L’amour est une maladie dont personne ne veut se délivrer. Celui qui est atteint ne cherche pas à se rétablir, et celui qui souffre ne désire pas guérir.
- Il faut avoir aimé dans la douleur pour savoir ce que c’est vraiment qu’aimer.
- Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons.
- L’amour est nécessairement la cause de souffrances. L’autre est, avant tout, celui qui nous fait ou fera souffrir car il se dérobe toujours à nous, tôt ou tard, franchement ou par des voies détournées, consciemment ou inconsciemment, totalement ou partiellement.
- Aimer, c’est donner à quelqu’un le droit - sinon le devoir - de nous faire souffrir.
- Oh ! Qu’il est cruel d’aimer alors qu’on est séparé de l’être qu’on aime ! Bien peu de coeurs ont connu cette douleur dans toute son étendue, parce que bien peu de coeurs ont connu l’amour dans toute sa profondeur.
- C’est quand nous nous sommes blessés de nos propres mains, ou quand nous avons été blessés par des mains étrangères, que l’Amour devrait nous apporter ses soins. Sans cela à quoi l’Amour serait-il bon ?
- Il est curieux qu’un premier amour, si, par la fragilité qu’il laisse à notre cœur, il fraye la voie aux amours suivantes, ne nous donne pas du moins par l’identité même des symptômes et des souffrances, le moyen de les guérir…
- Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
- Nous dissimulons nos bonnes actions sous l’ironie et l’indifférence, comme si l’amour était synonyme de faiblesse.
- L’amour n’est pas fait pour nous rendre heureux. Je crois qu’il est fait pour nous révéler dans quelle mesure nous avons la force de souffrir et de supporter.
- Si l’amour quelquefois souffre qu’on le contraigne, il souffre rarement qu’une autre ardeur l’éteigne.