Nous dissimulons nos bonnes actions sous l’ironie et l’indifférence, comme si l’amour était synonyme de faiblesse.
Écrivain Image : Lula Oficial, CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons Nous dissimulons nos bonnes actions sous l’ironie et l’indifférence, comme si l’amour était synonyme de faiblesse.
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coelho-paulo-maktub
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N’accusez point l’amour ni son aveuglement ;
Quand on connaît sa faute, on manque doublement.
Pourquoi donc soupirer et gémir ? Pourquoi nous tourmenter par une jalousie sans motif, par de ridicules caprices et de folles lubies, dans le seul but de rendre notre amour romantique ?
L’amour est privé de son plus grand charme quand l’honnêteté l’abandonne ; pour en sentir tout le prix, il faut que le cœur s’y complaise, et qu’il nous élève en élevant l’objet aimé.
L’amour effiloché, c’était se reprocher de ne pas compter de la même façon.
L’amour, c’est forcément la déception. Tu cristallises. Tu projettes.
On a beau prétendre qu’on se moque des interdits, de la morale, des mœurs établies, dès qu’on s’en exclut il faut puiser quotidiennement dans son énergie pour se persuader qu’on est néanmoins dans la bonne voie, celle du désir, de la vérité, de l’amour.
Les imbéciles manquent d’amour pour voir et pour entendre, c’est à ce manque qu’on les reconnaît.
Les démarcations trop étroites que nous traçons autour de l’amour viennent seulement de notre grande ignorance de la vie.
Et nous crevons par la Blague, par l’ignorance, par l’outrecuidance, par le mépris de la grandeur, par l’amour de la banalité, et le bavardage imbécile.
Notre dégoût n’est point un défaut et une insuffisance des objets extérieurs, comme nous aimons à le croire, mais un épuisement de nos propres organes, et un témoignage de notre faiblesse.

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