Pourquoi donc soupirer et gémir ? Pourquoi nous tourmenter par une jalousie sans motif, par de ridicules caprices et de folles lubies, dans le seul but de rendre notre amour romantique ?
Image : Pourquoi donc soupirer et gémir ?...

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- Ne pouvez-vous comprendre que ce que vous pouvez éprouver ? Vous qui avez vu tant de choses, étudié tant de natures diverses, ne savez-vous pas que l’amour-propre est une cause de dépit et de jalousie aussi bien que la passion veritable ?
- La jalousie, qui semble n’avoir pour objet que la personne qu’on aime, prouve cependant mieux que toutes les autres passions que l’on n’aime que soi-même.
- Les fureurs de la jalousie déchirent alors un coeur trop sensible; c’est le plus grand tourment de l’amour; non pas de l’amour physique, mais de l’amour moral.
- On est crédule quand on aime. On ne veut rien apprendre qui dérange l’idée magnifique que l’on se fait de l’autre. De l’autre qu’on repeint toujours en doré... C’est l’amour qui veut ça.
- Le problème avec un amour romantique, c’est qu’il se nourrit d’illusions. On projette sur l’être aimé un idéal qui finit toujours par décevoir. En fait, ce type d’amour ne fait que vous briser le coeur.
- Partout la jalousie est un monstre odieux : - Rien n’en peut adoucir les traits injurieux; - Et plus l’amour est cher qui lui donne naissance, - Plus on doit ressentir les coups de cette offense.
- Le problème, lorsqu’on se venge par jalousie, c’est que même si l’on inflige de la douleur aux autres, cela n’atténue en rien celle que l’on ressent soi-même. Au bout du compte, tout le monde est malheureux.
- Il n’est rien comme la jalousie pour absorber un être humain tout entier.
- On méprise un homme qui est jaloux de sa femme parce que c’est un témoignage qu’il ne l’aime pas de la bonne sorte, et qu’il a mauvaise opinion de soi ou d’elle. Je dis qu’il ne l’aime pas de la bonne sorte, car s’il avait un vrai amour pour elle, il n’aurait aucune inclinaison à s’en défier; mais ce n’est pas proprement elle qu’il aime, c’est seulement le bien qu’il imagine consister à en avoir seul la possession.
- La jalousie est en quelque manière juste et raisonnable, puisqu’elle ne tend qu’à conserver un bien qui nous appartient, ou que nous croyons nous appartenir; au lieu que l’envie est une fureur qui ne peut souffrir le bien des autres.
- La jalousie est la fille de l’amour, mais quelquefois c’est elle qui le fait naître, à quoi il faut ajouter que l’homme qui a besoin d’être inquiet pour aimer n’a jamais aimé que lui-même.
- La jalousie n’est souvent qu’un inquiet besoin de tyrannie appliqué aux choses de l’amour.
- Exiger la fidélité n’est-ce pas agir en égoïste et en présomptueux ? Voulons-nous réellement le bonheur de l’être aimé quand nous lui réclamons sa fidélité ?