N’accusez point l’amour ni son aveuglement ;
Quand on connaît sa faute, on manque doublement.
Écrivain, 1606-1684N’accusez point l’amour ni son aveuglement ;
Quand on connaît sa faute, on manque doublement.
Écrivain, 1606-1684Partager sur
Source vérifiée
Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 2 Médée (1635), acte II
Gardez ces compliments pour de moins enflammés, Et ne m’estimez point qu’autant que vous m’aimez. Que me sert cet aveu d’une erreur volontaire? 650Si vous croyez faillir, qui vous force à le faire?N’accusez point l’amour ni son aveuglement; Quand on connoît sa faute, on manque doublement.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
L’amour rend aveugle, dit-on, mais c’est un mensonge éhonté. L’amour paralyse, devrait-on dire, quand il n’est pas réciproque.
L’amour, c’est ne pas pouvoir empêcher le cur de piétiner l’intelligence.
Vu au microscope, l’amour est un pullulement d’erreurs, de faux pas, de désaccords.
Il n’y a qu’une erreur et qu’un malheur au monde, c’est de ne pas savoir, ou vouloir, aimer.
L’amour fait tout excuser, mais il faut être bien sûr qu’il y a de l’amour.
L’amour est l’absence de jugement.
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l’on cesse de nous aimer.
Il n’y a point d’amour sans un peu d’innocence.
Ce n’est pas parce qu’un amour est éperdu qu’il est perdu pour tout le monde.
S’aimer dans le dégoût, ce n’est pas s’aimer.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.