Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l’on cesse de nous aimer.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnaître si l’on cesse de nous aimer.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 553
Quand nous aimons trop, il est malaisé de reconnoître si l’on cesse de nous aimer.
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On cesse de s’aimer si quelqu’un ne nous aime.
Quand on s’aime pour plus d’une raison, c’est qu’on ne s’aime pas vraiment.
On est presque également difficile à contenter quand on a beaucoup d’amour, et quand on n’en a plus guère.
Raisonner sur l’amour, c’est perdre la raison.
Nous aimons sans consulter la raison, et elle ne s’en mêle pas davantage quand nous finissons d’aimer.
Au début, quand on aime vraiment quelqu’un, la plus grande peur, c’est que celui que nous aimons cesse de nous aimer. Ce que nous devrions redouter, c’est que nous cessions de l’aimer, une fois qu’il est mort.
Il faut avoir aimer souvent pour comprendre qu’on aime qu’une fois.
On n’aime plus personne dès qu’on aime.
Le problème avec un amour romantique, c’est qu’il se nourrit d’illusions. On projette sur l’être aimé un idéal qui finit toujours par décevoir. En fait, ce type d’amour ne fait que vous briser le cœur.
L’amour des créatures est suivi des plus cruelles incertitudes : on doute toujours si l’on est aimé comme l’on aime.

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